Cité Interdite Pékin
Chine

Premier séjour à Pékin

Après 7 longues heures de vol depuis Moscou, nous arrivons enfin à Pékin le matin du 1er mars. Les traditionnels portails de sécurité passés et les bagages récupérés, il est temps d’avoir un aperçu de la vie pékinoise…

 

 

Un Taxi à Pékin

 

L’aéroport de Pékin étant situé à environ 30 km du centre-ville, nous avons opté pour la solution la plus onéreuse mais aussi la plus pratique étant donné le poids de nos sacs et valises : le taxi.

Il faut savoir qu’à Pékin (et plus généralement dans toute la Chine comme nous le verrons plus tard), les faux taxis sont légion. Ainsi, au lieu de payer la course 100 yuans (dont 10 pour le péage) en moyenne, les prix proposés par ces taxis illégaux peuvent vite monter jusqu’à 500, voire 1000 yuans puisque le compteur est inexistant… Très souvent, des personnes se jettent littéralement sur les étrangers dans le hall de l’aéroport pour tenter de les convaincre de les accompagner, il s’agit dès lors de refuser poliment tout en continuant à marcher.

Il était donc dans notre intérêt de nous focaliser sur les taxis « officiels », facilement reconnaissables à leur couleur (généralement rouges, verts ou bleus). Il ne nous a guère fallu longtemps pour trouver chaussure à notre pied, avec en prime un sympathique chauffeur qui adore les étrangers !

Taxi Pékin

Un exemple de taxi à Pékin

Premier constat : les chinois roulent comme des dingues ! Ils doublent de tous les côtés, ils klaxonnent à foison, ils téléphonent au volant même en passant devant les flics, et sont prêts à écraser les piétons si le feu est vert. En prime, notre taxi n’est pas équipé de ceintures de sécurité. Normal…

Le compteur commence à 10 yuans, puis le tarif est de 2 yuans par kilomètre parcouru en moyenne (cela dépend du confort à vrai dire). Ce premier trajet est pour nous l’occasion de nous exercer pour la première fois en chinois, puisque le conducteur nous demande d’où on vient (c’est du moins ce que l’on croit comprendre…). En tout cas, il paraît satisfait lorsqu’on lui répond « Faguo »… c’est un bon début !

trajet_aeroport_pekin

Sur la route de Pékin…

Connaître la traduction son pays en chinois est une chose, réciter une adresse complète en est une autre ! C’est pourquoi nous avions pris soin de bien noter l’adresse de l’hôtel dans lequel nous avions réservé, afin de montrer le papier au chauffeur. Justement cet hôtel, quel est-il donc ?

 

Leo Hostel

 

Pour éviter de chercher sur place avec nos bagages, nous avions décidé de réserver une chambre au Leo Hostel quelques jours avant le départ. Cette auberge de jeunesse est réputée pour sa convivialité et ses prix bas, et a été plébiscitée sur le net par bon nombre de voyageurs. Sans oublier qu’elle se situe à Qianmen, à quelques minutes à pied de la place Tian’anmen et de la Cité Interdite, un endroit particulièrement intéressant pour les quelques jours que nous souhaitons passer à Pékin !

Direction donc le 52 Da Zha Lan Xi Jie, un quartier que le chauffeur affirme connaître comme sa poche… Ce n’est que partiellement vrai puisqu’il se perdra à plusieurs reprises et prendra diverses sorties pour espérer rattraper le bon chemin. A sa décharge, on se rend compte que la ville est vraiment immense et que les bâtiments en construction s’accumulent, laissant présager de la taille de la ville d’ici quelques années… Et pendant ce temps, le compteur tourne…

Nous parvenons enfin à destination (du moins pas trop loin) après près d’une heure de route et 120 yuans en moins. La place Tian’anmen est effectivement à deux pas, il nous faut maintenant trouver l’auberge. Le quartier est extrêmement animé et nous sommes d’emblée dans le bain. Les réactions à notre passage ne tardent pas, à croire que c’est la première fois qu’ils rencontrent des étrangers dans ce quartier pourtant fort touristique ! En voyant nos lourds bagages et notre état de fatigue avancé, beaucoup de commerçants et de tenanciers se jettent sur nous pour tenter de nous attirer dans leur établissement.

hutongs_pekin

Les célèbres hutongs de Pékin

Mais nous n’avons en tête que l’auberge, que nous finissons par trouver au bout d’un bon quart d’heure. Soulagés de ne pas envisager une nuit dehors, nous retirons les clés de notre chambre auprès de la sympathique responsable qui nous y conduit.

salon_leo_hostel

Un restaurant/salon accueillant

courtyard_leo_hostel

La sympathique Cour du Leo Hostel

L’endroit est convivial et fidèle aux photos trouvées sur le net. En revanche le confort de la chambre est plutôt spartiate, d’autant plus qu’on apprend que la clim ne marche plus. Quand on sait qu’il fait à cette période de l’année en moyenne 2°C, ça donne un aperçu du type de nuit que l’on va passer… Bah ! A 13€ la nuit on ne va pas faire la fine bouche…

lit_leo_hostel

prison_leo_hostel

La vue est pas mal

Le temps de poser les affaires et de se reposer un peu après ces 24h sans dormir, nous retournons à l’accueil afin de réserver nos billets de train pour Guangzhou, la responsable du Leo Hostel nous ayant informé par mail quelques jours avant qu’elle pourrait se charger de la réservation une fois sur place.

Il faut savoir que les trains chinois proposent généralement 4 types de sièges :

  • Des couchettes molles, assez onéreuses et réservées aux plus riches
  • Des couchettes dures, moins chères et donc très demandées
  • Des sièges mous, idéaux pour les courtes distances
  • Des sièges durs, les moins chers et donc réservés aux plus démunis

Étant donné la distance Pékin-Guangzhou (plus de 2000 km) et le temps de trajet (22h), l’idéal pour nous serait de tomber sur des couchettes dures, voire des sièges mous selon les disponibilités.

Le nouvel an chinois est sans doute la période de l’année où les flux de voyageurs sont les plus importants en Chine, chacun souhaitant retourner dans sa région natale afin de le célébrer en famille. Cette période étant terminé depuis plusieurs semaines, nous avons bon espoir d’obtenir des billets assez facilement…

Que nenni ! Nous apprenons qu’aucune place n’est disponible avant plusieurs semaines, même en siège dur…

Ne souhaitant pas s’éterniser à Pékin étant donné que notre arrivée à Guangzhou était prévue au plus tard le 4 mars, nous sommes contraints de réserver deux billets d’avion Pékin-Guangzhou pour le lendemain au soir… Nous sommes donc dépourvus de 150€ par personne (environ 1500 yuans), alors que le même trajet en train nous aurait coûté moins de la moitié… Première désillusion donc, qui inflige un gros coup au moral et surtout aux finances.

Heureusement, nous avions convenu dans l’après-midi d’un rendez-vous avec Anaïs, une camarade de la licence, installée depuis quelques semaines à Pékin. L’occasion de visiter les lieux en sa compagnie !

 

Découverte de Pékin

 

Nous commençons par la place Tian’anmen, accessible par des tunnels souterrains où sont présents portails de sécurité et gardes armés… On ne lésine pas avec la sécurité ! La place est réellement vaste et impressionnante, quoiqu’étonnamment vide…

tiananmen_square

Aperçu de la place Tian’anmen

sylvain_tiananmen

Anaïs et Sylvain sur la place Tian’anmen

Après quelques clichés, nous nous dirigeons vers l’attraction touristique numéro 1 de Pékin, je parle bien entendu de la Cité Interdite.

forbidden_city

La façade de la Cité Interdite

Cette fois-ci la foule est bien présente, et l’on peut remarquer que les gens viennent de toute la Chine pour avoir la chance de visiter ce chef d’œuvre architectural. Encore une fois nos visages pâles font sensation, et beaucoup insistent pour nous prendre en photo. C’est le début d’une nouvelle carrière…

cite_interdite_horaires

Limite de la zone gratuite

Étant donné l’heure avancée de la journée, il ne nous paraît pas intéressant de payer l’entrée sachant que la Cité se visite en plusieurs heures… Nous nous contentons donc de la zone « gratuite », avec l’espoir d’effectuer la visite en juillet lors de notre retour à Pékin.

 


La fatigue aidant, nous décidons de terminer ce petit tour après quelques heures de marche et de rentrer à l’auberge. Le temps d’avaler un frugal repas et nous nous mettons au lit de bonne heure, histoire de récupérer et être sûrs de partir à l’heure pour l’aéroport.

 

Départ pour Guangzhou (Canton)

 

La nuit a été glaciale comme prévue, c’est donc encore épuisés que nous rendons la clé de la chambre et nous mettons en quête d’un taxi pour le trajet vers l’aéroport de Pékin.

Le vol n’étant prévu qu’en fin de soirée, nous avons plusieurs heures d’avance pour flâner dans l’aéroport et avaler un repas typiquement chinois (ou pas).

kfc_pekin

Un KFC à la sauce chinoise

 

Et c’est parti pour 2 petites heures de vol jusqu’à Guangzhou !

pekin_guangzhou

Trajet Pékin – Guangzhou

A propos de l'auteur

Articles qui pourraient vous plaire